Stéphane Baller : Aujourd’hui, on a le privilège de recevoir l’ancien directeur général de CMS Francis Lefèvre, avocat Philippe Grousset. Bonjour Philippe.

Philippe Lefèvre : Bonjour Stéphane.

Stéphane B : Alors je dis l’ancien directeur général parce que après 40 ans de maison, le 30 juin 2024, vous êtes parti à la campagne. Alors ça fait comment ?

Philippe L : Effectivement, c’est une vraie rupture. J’étais angoissé à l’idée de rompre avec l’activité professionnelle. Mais finalement, au bout d’un mois, les choses se sont passées naturellement. Je suis parfaitement heureux dans ma nouvelle vie.



Stéphane B : Vous avez dirigé ce monument de la fiscalité française, qui CMS Francis Lefèvre, mais qui fait aussi du droit. Comment prépare-t-on le futur d’un cabinet ? Quel est le positionnement de demain ?

Philippe L : Lorsque l’on est dans une structure comme CMS Francis Lefèvre avec 120 associés, c’est les associés qui travaillent ensemble pour imaginer le futur du cabinet. Le cabinet est pluridisciplinaire et aussi international.



Philippe L : Moi j’ai l’impression que l’intelligence artificielle est un outil fantastique pour manier de la donnée. Pour avoir un tour d’horizon le plus complet possible et traiter la question posée. Je suis convaincu que l’humain reste au milieu. Cela permet de travailler sur la valeur ajoutée.



Philippe L : La relation entre le Conseil et l’entreprise est humaine. La confiance avec le client est hyper importante dans notre activité. Selon le degré de confiance, la réponse ne va pas être la même.

 

Philippe L : La capacité à appréhender de la data est nécessaire dans l’exercice professionnel. Nous sommes concurrencés par des acteurs ayant accès à l’information.

 

Philippe L : La spécificité de CMS Francis Lefèvre, ce sont ses équipes de doctrine. Nous avons une reconnaissance de l’importance de ces pôles sans aucune pression financière.

Philippe L : Il y a une évolution terrible de la fonction fiscale dans les 40 dernières années. Il faut des fiscalistes compétents, maîtrisant la fiscalité et l’environnement juridique. Il faut aussi connaître les systèmes d’information de l’entreprise et communiquer.



Stéphane B : C’est un beau message d’espoir. Merci encore d’avoir quitté ta campagne pour cette conversation. À bientôt.