Stéphane Baller : Les illuminés du droit, un nouvel épisode avec la complicité d’Open Law, le droit ouvert, et des éditions Lamy liaisons du groupe Karnov. L’idée toujours de présenter des galeries de portraits. Illuminés du droit parce qu’ils travaillent dans ce beau métier, parce qu’ils le font peut-être de manière un peu différente, parce que certains n’ont jamais fait de droit ou parce que d’autres sont arrivés un peu là par hasard.

Stéphane B : Aujourd’hui on accueille une artiste solaire parce qu’elle nous vient de Nice. Julia Birinoli, bonjour.

Julia Birnoli : Bonjour Stéphane.

Stéphane B : Vous avez une vie totalement incroyable. Je vais pas dire rocambolesque mais en tout cas romanesque.

Julia B : Romantique, ça me va tout à fait.



Stéphane B : Je vais être transparent. Je vous ai eu comme étudiante. Vous avez remporté le premier Technodroit, cette compétition organisée par le DU Transformation Digitale du Droit et Legal Tech que j’ai plaisir de co-animer avec le professeur Deupin. Mais c’était pas vraiment gagné. C’était le Sud et la médecine au départ quand vous avez débuté.

Julia B : Exactement. J’ai fait toute mon enfance dans le Sud de la France, à côté de Cannes, à Mougins. J’ai fait toute mon parcours là-bas, donc enfant du soleil. Et deux premières années de médecine post-bac scientifique.



Julia B : En réalité, j’ai toujours voulu être avocate, depuis toute petite. Je disais « je veux être avocate pour défendre les femmes et les enfants victimes de violence », c’était très ancré. Il se trouve que mon papa a eu des graves soucis de santé quand j’avais 13 ans et ça m’a fait réfléchir. Je me suis dit « il faut tenter médecine, faut le tenter après le bac, je le referai pas ». Donc, me voilà partie en médecine à 18 ans toute seule à Nice. Clairement, c’était pas fait pour moi. Mais comme j’aime bien répéter mes erreurs, je l’ai fait deux fois. Je me suis améliorée à la deuxième fois, et là j’ai pensé à pharmacie puis finalement au droit.



Julia B : Je suis parti à Aix-en-Provence puis à Assas pour la L2 avec un parcours somme toute très classique de droit privatiste et propriété intellectuelle.

Stéphane B : Classique, mais vous avez passé votre CRFPA en M1, ce que l’on recommande tant que c’est possible. Puis vous avez aligné un M2 à Paris-Saclay, votre DU et l’école d’avocat.

Julia B : C’était un peu ambitieux. Je pensais que le tenter après M1 était une bonne idée. Le master était une année assez stressante. Et j’ai tout donné pour passer le CRFPA cet été-là.



Julia B : Je me souviens très bien, le troisième jour de préparation du CRFPA, j’étais chez vous à l’époque pour pitcher la start-up que je présentai pour le concours du Technodroit.
Passion pour les Arts et le Cinéma

Julia B : J’ai toujours été passionnée par l’art, de la littérature au cinéma. Écrire petit à petit m’a amené à réaliser un long métrage. Je me suis lancée sans budget, sans expérience, juste avec une vision très esthétique et le but de le lancer en festival internationaux.

Julia B : J’ai aussi réalisé des clips de rap avec plusieurs millions de vues, tout cela en parallèle avec mes études de droit.



Stéphane B : On recevait Léa Fleury de Dordali, qui reconnaissait le côté macho du digital. Vous avez eu un peu la même expérience ?

Julia B : Oui, dans une équipe de garçons où j’étais la seule fille. Il y avait des moments de tension, mais j’ai fait marcher au pas mon équipe en tant que colonel.



Stéphane B : Qu’est-ce qui a fait échouer votre projet ?

Julia B : Plusieurs facteurs, des problèmes de positionnement de produit, de marché, et la séparation avec des cofondateurs, entre autres. Mais il y a une prospective de reprise avec un client qui m’aime beaucoup.



Stéphane B : Vous avez développé une jolie clientèle à Cannes.

Julia B : Tout à fait. Après divers projets, j’ai lancé mon cabinet le 1er septembre dernier. Les clients sont arrivés assez vite grâce à beaucoup de réseautage et de travail acharné.



Julia B : Je suis membre de la Jeune Chambre Économique de Cannes. Je travaille sur plusieurs projets, dont « Cannes Immersive » pour les artistes et la lutte contre la pédocriminalité et l’inceste avec Alexandra Martin député.



Stéphane B : Avocate dans la cité, avec des engagements locaux et territoriaux. Merci beaucoup Julia, et à très bientôt pour vos futurs projets.